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Que faire àSaint-Mandrier-sur-Mer

834306 000 habitantsVar· 12h00 après-midi

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Saint-Mandrier-sur-Mer (83430, 6 000 habitants) référence 10 lieux ouverts au public : 4 associations, 2 culture et 2 services pro. Parmi eux : EVASION PLONGEE, Musée Balaguier et INDIVISION CHEVALIER / MOTTE SAINT MANDRIER. Aucune annonce n'est vivante à Saint-Mandrier-sur-Mer en ce moment : les 5 sorties listées plus bas ont lieu à moins de 5 km, dans les communes voisines (La Seyne-sur-Mer et Toulon).

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Jean Gaumy et la Mer

La Seyne-sur-Mer · à 3 km

« Photographier c'est comme pêcher ou écrire. C'est sortir de l'inconnu qui résiste et refuse de venir au jour. » — Jean Gaumy La Villa Tamaris centre d'art accueille « Jean Gaumy et la mer », une exposition conçue et produite par le Musée national de la Marine en partenariat avec la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), où est aujourd'hui conservé le fonds exceptionnel du photographe. Première grande exposition consacrée aux photographies maritimes de Jean Gaumy, elle célèbre une figure majeure de la photographie contemporaine — membre de l'agence Magnum Photos, de l'Académie des beaux-arts et peintre officiel de la Marine. Aux quelque 150 tirages issus des collections de la MPP, le parcours présenté à la Villa Tamaris ajoute une sélection inédite de photographies plus personnelles. Une vie face à la mer Né en Charente-Maritime, à Pontaillac près de Royan, Jean Gaumy a grandi entre rivières et rivages. La pêche, découverte à neuf ans, a été pour lui une école du regard avant la photographie. « C'est en pêchant, enfant, que j'ai perçu et appris le métier de photographe : s'immerger, concentrer son champ de vision, isoler un acteur dans un environnement, tenter l'approche avec le corps, trouver la juste distance avec le sujet. » Installé à Fécamp depuis 1995, il n'a cessé de sillonner les mers du monde depuis ses débuts dans les années 1970 : d'abord à l'agence Viva, puis chez Gamma sur invitation de Raymond Depardon en 1973, et enfin chez Magnum Photos en 1977. Le rythme de l'actualité brûlante correspond peu à ce photographe qui privilégie le temps long, l'enquête lente, le huis clos. Après ses séries fondatrices sur l'hôpital (1975-1976) et la prison (1976-1979), il fait de la mer son grand atelier, de la Normandie au Groenland en passant par l'Andalousie, Long Island, la Mauritanie... Le parcours : un inventaire poétique du monde maritime L'exposition dévoile, à travers une pluralité de supports — tirages, albums, brochures imprimées, diapositives et négatifs —, comment Jean Gaumy saisit avec une intensité rare des thématiques aussi diverses que la pêche artisanale, la pleine mer, le traumatisme des marées noires, le huis clos des sous-marins ou l'exploration des pôles. Du reportage documentaire à une poésie plus contemplative, le « style Gaumy » se révèle au fil de salles thématiques, mêlant images emblématiques et tirages plus confidentiels présentés au public pour la première fois. La Boucane. À Fécamp, en 1977, Jean Gaumy découvre une conserverie de poisson dont l'énergie sonore et visuelle le sidère. De cet univers qu'il pressent disparaître, il rapporte un premier reportage photographique, puis revient cinq ans plus tard avec un magnétophone à cassettes, et tourne en 1984 son premier court métrage, La Boucane, nominé aux Césars en 1986. L'atelier fermera l'année suivante. La série est un hommage à « l'intimité chaleureuse de cette communauté de femmes, faite de complicité, de coups de gueule, d'éclats de rire, de chants et de silences au labeur ». La almadraba. En 1982, à Barbate et Zahara de los Atunes, en Andalousie, le photographe documente une pêche au thon ancestrale, antérieure à l'époque romaine. La « chambre de la mort », filet central où s'engouffrent les thons venus de l'Arctique, donne lieu à des images d'une force quasi-mythologique, prélude à la grande série Pleine mer. Long Island. En 1983, aux États-Unis, il suit une famille de pêcheurs professionnels d'Amagansett, menacés par la pression du tourisme. Ses images participent à l'ouvrage collectif Men's lives, publié en 1988 pour la défense de cette communauté. Pleine mer. Hanté par le regret de n'avoir pas photographié les derniers terre-neuvas portugais, Jean Gaumy embarque en 1984 sur le chalutier Koros armé à La Rochelle, puis en 1992 et 1998 sur le Rowanlea armé à La Corogne. Malgré un mal de mer lancinant, il fixe la mémoire de ces chalutiers à pont découvert appelés à disparaître. Pleine mer, publié en 2001 aux Éditions de La Martinière sous la direction de Xavier Barral, demeure l'un des grands livres de la photographie maritime contemporaine. De par le monde. De Saint-Pierre-et-Miquelon (1979) à la Martinique, de la Mauritanie (2004) à Fukushima (2012), les missions confiées par Magnum et la presse mènent Jean Gaumy partout où la mer parle aux hommes — et où les hommes la blessent. Dans le huis clos des sous-marins. En 2004, la Marine nationale l'autorise à passer 300 heures à bord du sous-marin nucléaire d'attaque Améthyste, lors de l'opération Red Shark entre Djibouti et la Crète. En 2006, il participe à une expédition classée Secret-défense à bord du SNA Perle — une première mondiale pour un réalisateur — dont il tire le feuilleton documentaire Sous-marin, diffusé par ARTE. En 2010, il embarque enfin sur le SNLE Le Terrible. Familier des mondes clos depuis ses séries sur la prison et l'hôpital, il y interroge la promiscuité, l'accommodation des marins et les fraternités qui s'y nouent. L'Abeille Flandre et

sam. 31 oct. → dim. 17 janv.

Franco Fontana : Full Color

La Seyne-sur-Mer · à 3 km

C’est par une fête de lignes géométriques et une débauche de couleurs que Franco Fontana révolutionne, dès le début des années 1960, l’art de Niepce. Utilisant toutes les possibilités optiques de la photographie — cadrages audacieux, faible profondeur de champ, prises de vues plongeantes — il crée, par juxtaposition de teintes vives et fortement contrastées, des images minimalistes et abstraites. Ce choix de la couleur, à contre-courant d’une photographie classique en noir et blanc seule considérée comme artistique, fait de lui un précurseur. Né le 9 décembre 1933 dans le cœur historique de Modène, issu d’une famille modeste, Fontana quitte rapidement l’école et exerce divers petits métiers : livreur, coiffeur — qu’il dut abandonner car il était allergique à la couleur ! — puis laveur de bouteilles chez un producteur de Lambrusco. C’est à l’armée, grâce à un camarade, qu’il découvre la photographie. À la fin de son service militaire, il loue un Kodak Retina 3 et réalise ses premières prises de vues, d’abord en noir et blanc, puis très vite en couleur. Autodidacte, il ne deviendra photographe professionnel qu’en 1976, à 46 ans, après avoir géré un magasin de meubles et de design et épousé, en secondes noces, Uti, la femme de sa vie. UN CHOIX RADICAL Jusqu’à la fin des années 1950, la photographie reste dominée par le noir et blanc. La couleur, perçue comme « vulgaire » et associée à la mode ou à la photo d’amateur, est rejetée par les grands photographes. Henri Cartier-Bresson y voit une simple « nécessité professionnelle » ; Robert Frank affirme en 1975 : « Le noir et blanc sont les couleurs de la photographie ». À ces préventions s’ajoute l’obligation de passer par un laboratoire, considérée comme une entrave à la liberté créative. Fontana choisit pourtant l’Ektachrome — pellicule moins chère, plus rapide à développer, et qui ne nécessite pas l’envoi dans un laboratoire Kodak (il n’y en a pas à Modène en 1960). Ses couleurs sont plus douces, son grain moins fin, et il résiste mal aux altérations de la lumière : beaucoup de ses images se sont décolorées, et c’est aujourd’hui au prix d’un dépoussiérage et d’une correction colorimétrique numérique qu’on en retrouve les couleurs d’origine. Il lui restera pourtant fidèle jusqu’à l’arrivée du numérique, testant Cibachrome et Dye-transfer en simple curieux. Le souci de pérennité ne fut jamais le sien : sans l’intervention de sa fille Cristina, une grande partie de l’œuvre aurait disparu dans le sympathique fouillis de ses archives. LES SOURCES D’UNE VISION Dès la fin des années 1950, tout Fontana est déjà là : paysages, architectures urbaines, juxtapositions de couleurs primaires, abstraction et minimalisme. Comment l’expliquer ? Enfant, il vit parmi les façades colorées de Modène. Adepte de l’école buissonnière, il parcourt une campagne où le jaune éclatant du colza tranche sur un ciel d’un bleu intense. Auprès de son frère architecte, il s’initie au nombre d’or et au charme des lignes géométriques. « La photographie n’est pas ce que nous voyons, mais ce que nous sommes », dit-il. Aux États-Unis, la couleur est reconnue dès 1962, lorsque John Szarkowski organise au MoMA l’exposition d’Ernst Haas, puis avec Stephen Shore (American Surfaces, 1973) et William Eggleston (1976). En Italie, où l’esthétisme néoréaliste domine, Fontana avance seul. En 1970, Lanfranco Colombo lui consacre une exposition à la galerie Il Diaframma, à Milan ; en 1971 paraît sa première monographie, Modena una Città. Dès 1975, il participe chaque année aux Rencontres de la photographie d’Arles, où il nouera de solides amitiés. UN LIVRE PHARE : SKYLINE En 1978, Punto e Virgola — la maison d’édition fondée à Modène par Luigi Ghirri — publie Skyline, simultanément en France aux éditions Contrejour. Le succès est immédiat : deux rééditions la même année. Par des cadrages élaborés et une rigueur de composition, Fontana crée une nouvelle grammaire de l’image : une explosion de couleurs qui pulvérise le réel. La ligne d’horizon partage l’image en plans purs ; à Comacchio, la symétrie est telle que tout repère est aboli. On peut être tenté de rapprocher les Skylines du Color Field painting américain, mais chez Rothko la couleur révèle la lumière, alors que chez Fontana la lumière révèle la couleur. Ses paysages, débarrassés de toute référence géographique, exultent chaleur et sensualité. « Quand je photographie un paysage et que le paysage entre en moi, je fais un autoportrait. » De 1968 à 1978, toute la Méditerranée — de l’Espagne à l’Adriatique, de la Camargue à l’Émilie-Romagne — passe au tamis de cette vision. LES ANNÉES 1980 : CONTINUITÉ ET RUPTURE Cette écriture graphique, parvenue à maturité, s’applique désormais aux architectures urbaines : Milan, Paris, Séoul, Tokyo, mais surtout New-York, San Francisco, Los Angeles. Au téléobjectif, défiant les lois de la perspective, Fontana isole, fragmente, recompose. Ces images, où des aplats de couleurs éclatantes géométriquement agencés diffusent tou

sam. 20 févr. → dim. 23 mai

LA DERNIERE GARDIENNE

La Seyne-sur-Mer · à 3 km

LA DERNIERE GARDIENNE L'exposition plonge le visiteur dans un voyage où les archives familiales de cinq générations deviennent le terrain d’une exploration collective. Sabine Villiard, artiste visuelle, est La Dernière Gardienne d’un fonds photographique immense transmis depuis près de deux siècles. La collection révèle l’apport de cinq générations de photographes amateurs au sein de sa propre famille. Sabine Villiard a créé un inventaire visuel monumental. Chaque cliché – preuve, relique ou pièce de puzzle – constitue un manifeste contre l’effacement. Portée par une quête d’identité et de transmission, l’exposition transcende le cadre familial pour toucher à l’universel, invitant chaque spectateur à devenir gardien de sa propre mémoire. Tout commence en 2020, à la mort de son père. Depuis, elle indexe, enquête et réincarne ce patrimoine. Elle s’approprie ces archives telle une mémoire vivante. C’est un acte de résistance poétique à l’oubli. Cette première exposition à la Villa Tamaris, révèle l’identité des douze membres photographes et les évènements historiques majeurs qu’ils ont capturés. A travers eux, La Dernière Gardienne interroge la matérialité de l’image, sa force sémantique et la transversalité du medium photographique. Qui sommes-nous sinon la somme des êtres et des histoires qui nous ont précédés ? Quels ingrédients transversaux relient les générations ? La mémoire devient tangible, incarnée dans la photographie, pour nous permettre d’explorer l’Humain, l’Histoire, le Monde.

jeu. 1 avr. → dim. 27 juin1

📅 Vendredi 4 juin | Samedi 5 Juin | Dimanche 6 Juin 2027 📍 La Seyne-sur-Mer - Parc de la Navale ☀️ OPEN AIR FESTIVAL 2027 💃 5 000 PERSONNES / SOIR 🎤 2 SCÈNES LIVE 🌅 BORD DE MER ​​🖼️​ PELOUSE 🍻 BAR / FOOD TRUCKS / BODEGA 🎪 VILLAGE DE STANDS ARTISANS & ASSOCIATIONS ⭐ ANIMATIONS / CHILL OUT ⏰ HORAIRES ⏰ VENDREDI 4 JUIN > À VENIR SAMEDI 5 JUIN > À VENIR DIMANCHE 6 JUIN - LA MESCLA > À VENIR ▬▬ 🎤​ PROGRAMMATION 🎤​ ▬▬ À VENIR ... ▬▬ 🛒 BILLETTERIE 🛒 ▬▬ 👪​ Tarifs jeunes ➡ Enfant de moins de 10 ans : Entrée gratuite, sur présentation d'un justificatif et accompagné par un adulte ✌️ Pass Culture ➡ 15/18 ans : Obtiens ta place grâce au Pass Culture ! ➡ à venir ▬▬ ➡️​ ACCÈS FESTIVAL ⬅️ ▬▬ 🅿️ Parking gratuit à l'esplanade marine 🚲 Parc à vélo surveillé devant le festival 🤝​ Parking covoiturage réservé devant le festival ♿​ Accès PMR avec parking réservé devant le festival + espace d'accueil dédié dans le festival 🚘 De Marseille : A50, sortie 13 direction La Seyne Centre 🚘 De Nice : A57, A50, sortir à La Seyne Brégaillon, La Seyne Centre 🚌 Bus : ligne 2, 18, 81, 82, 83 - arrêt "Seyne centre" ⛴ Bateau : ligne 8M - ponton "Seyne centre" ▬▬ ❤️​ NOUS SUIVRE ❤️​ ▬▬ Suivez-nous sur Instagram ! ❤ ➡ https://www.instagram.com/couleurs.urbaines Suivez-nous sur Tiktok ! ❤ ➡ https://www.tiktok.com/@couleursurbaines

ven. 4 juin → dim. 6 juin

Lucien Clergue : Une rétrospective

La Seyne-sur-Mer · à 3 km

Cette grande rétrospective consacrée à Lucien Clergue inscrit définitivement son nom dans le panthéon de la photographie du XXᵉ siècle. Après l'hommage solennel du Grand Palais en 2015, cette nouvelle exposition rassemble pour la première fois l'intégralité des grandes séries qui ont jalonné soixante années de création. Des premiers tirages sortis du laboratoire de fortune installé dans la cuisine maternelle aux compositions souveraines de la maturité, c'est l'œuvre entière d'un photographe-poète qui se déploie ici, dans toute sa cohérence et sa puissance. Né à Arles en 1934, Lucien Clergue est un enfant de la Camargue et de la guerre. Sa mère Jeanne, qui tient une modeste épicerie rue de la Roquette, sait reconnaître chez son fils unique cette sensibilité particulière qui appelle l'art. À huit ans, elle lui offre son premier violon ; à treize, son premier appareil photo. Entre ces deux gestes maternels se loge tout l'avenir d'un homme qui ne cessera de tisser musique et image, partition et tirage, mélodie et lumière. Lorsque la maison familiale est éventrée par les bombardements de 1944, Lucien n'a que dix ans et déjà la mélancolie s'installe en lui comme une seconde nature. Sa mère meurt en 1952, le laissant seul avec un appareil photo, une ville en ruines, et l'urgence absolue de créer. C'est cette urgence que l'on retrouve dans la série bouleversante des Saltimbanques, réalisée entre 1954 et 1955. Dans les décombres d'Arles, le jeune photographe convoque ses amis d'enfance, leur taille des costumes d'arlequin et de trapéziste dans ses propres pyjamas, et compose une « grande récréation » funèbre où des acrobates pâles déambulent sous une lumière sans soleil. Ces images, où l'ombre du Picasso bleu affleure sans que Clergue ait encore rencontré son aîné, sont peut-être les plus secrètes, les plus intimes de toute son œuvre. Elles disent la perte, la guerre, l'enfance brisée, mais aussi le sursaut poétique qui transforme la douleur en théâtre. L'année 1953 est celle des révélations. Sur les arènes d'Arles, l'adolescent timide tend ses photographies à un homme dont il vient d'apprendre la présence : Pablo Picasso. Le maître espagnol, frappé par la maturité de ce regard, lui demande de continuer, de revenir, d'envoyer ses tirages. Une amitié naît qui durera vingt ans, jusqu'à la mort du peintre en 1973. Picasso devient pour Clergue à la fois mentor, complice et témoin. Il le présente à Jean Cocteau en 1957, qui à son tour s'enthousiasme et l'invite sur le tournage du Testament d'Orphée aux Baux-de-Provence. Le poète sera si marqué par les photographies d'Arles qu'il en reproduira certaines scènes dans les fresques de la chapelle Saint-Pierre de Villefranche-sur-Mer. « Clergue fut sans doute le seul témoin de la naissance d'Aphrodite, qu'on se le dise », écrira-t-il. C'est également par l'entremise de Douglas Cooper, le grand collectionneur installé au château de Castille près d'Uzès, que Clergue accède au cercle international de l'art moderne. En 1958, il expose au Kunstgewerbe Museum de Zurich, à l'heure même où s'y tient la mythique exposition The Family of Man. Edward Steichen, qui dirige alors le département photographique du MoMA, découvre son travail et acquiert plusieurs tirages (charognes, gitans, taureaux, marais, premiers nus) pour les collections du musée new-yorkais. C'est le début d'une reconnaissance américaine qui ne se démentira jamais. En 1961, lorsque Clergue effectue son premier voyage aux États-Unis avec sa jeune épouse Yolande (Picasso ayant offert le billet de cette dernière), il franchit les portes du MoMA pour y voir Guernica, et traverse, médusé, les salles entières consacrées à la photographie. Là-bas, la photographie est un art à part entière. La France ignore encore cette évidence. De ce choc naîtra une mission qui occupera la moitié de la vie de Clergue : faire reconnaître la photographie comme art majeur dans son pays. Il y faudra quarante-cinq ans, des combats sans relâche, et la création en 2006 de la VIIIᵉ section de l'Académie des Beaux-Arts, dont il occupera le premier fauteuil d'académicien. Mais bien avant cette consécration, Clergue avait déjà transformé Arles en capitale mondiale de l'image. Dès son retour de New York, il fonde avec Jean-Maurice Rouquette, conservateur du Musée Réattu, la première collection publique de photographie d'un musée français, collection qui réunit aujourd'hui plus de cinq mille œuvres. Et en 1969, avec quelques complices, il porte sur les fonts baptismaux les Rencontres internationales de la photographie d'Arles, dont l'éclat international ne s'est jamais éteint. Au-delà de ces engagements institutionnels, Clergue n'a cessé d'inventer. Sa carrière se déploie en grandes séries qui dialoguent comme les mouvements d'une symphonie. Les Charognes et les Taureaux disent la fascination pour Thanatos, pour la matière qui se défait, pour la frontière trouble entre vie et mort. Les Gitans, voisins du quartier de la Roquette, sont chantés comme une frat

sam. 19 juin → dim. 19 sept.

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