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Dans les années 1910, le marché de la carte postale bat son plein. Celle-ci connaît un essor spectaculaire grâce aux progrès de la photographie et de l'imprimerie. Elle devient le principal moyen de communication rapide, avant la généralisation du téléphone. Les éditeurs parcourent alors les villes et villages pour photographier rues, commerces, monuments, événements et scènes de la vie quotidienne. Des millions de cartes sont éditées chaque année, constituant aujourd'hui un témoignage exceptionnel. Découvrez le Chantilly de la Belle Époque et observez les métamorphoses de la ville et la permanence de son patrimoine.

11:00:000

Artiste très appréciée par le duc d’Aumale qui lui passe commande d’un tableau, Rosa Bonheur s’est rendue plusieurs fois au château de Chantilly. Passionnée par le cheval, c’est tout naturellement que le plus grand musée consacré à cet animal en France lui rend hommage. Si Rosa Bonheur peint une grande variété d’animaux, le cheval semble occuper une place privilégiée, comme en témoigne le succès retentissant que connaît son fameux tableau Le Marché aux chevaux en 1853. L’artiste les étudie avec rigueur dans leur environnement naturel mais aussi dans les foires et les abattoirs et les représente avec une science de la forme et du mouvement rarement vue auparavant. Elle-même propriétaire de chevaux, Rosa Bonheur s’inspire de ses montures qui deviennent alors les muses de nombreux tableaux. Associant dessins, tableaux, photographies et rares archives, l’exposition révèle le processus de création qui lui permit de saisir, avec une sensibilité unique, la puissance, la grâce et l’individualité des chevaux qu’elle représente. Organisé en deux volets, au musée Condé et au musée vivant du Cheval, cet événement s’intéresse à la relation que Rosa Bonheur a entretenue avec Chantilly et à son intérêt pour l’animal qui en est roi : le cheval.

11:00:000

Au début du XIXᵉ siècle, l'industriel François Richard-Lenoir installe à Chantilly une importante manufacture de coton. Fondée en 1807 dans les anciennes usines des princes de Condé, elle regroupe une filature, un atelier de tissage et une imprimerie sur étoffes. À son apogée, l'établissement emploie près de 500 ouvriers, transformant profondément l'économie et la vie quotidienne de Chantilly. Aujourd'hui, la porte Richard-Lenoir demeure le principal vestige de cette aventure industrielle aussi florissante que fugace.

11:00:000

En 1860, le duc d’Aumale, alors exilé en Angleterre, donne un terrain, rue des Cascades, afin d'y construire une église pour la communauté anglicane de Chantilly. L’église Saint-Peter’s, érigée en 1865 dans le style néo-gothique typique des églises rurales anglaises, est encore aujourd’hui le symbole de ce lien entre Chantilly et l’Angleterre...

11:00:000

Apriori, on ne penserait pas trouver des souvenirs napoléoniens au musée Condé, dont le nom rend hommage à la dynastie des princes de Condé, dont le dernier représentant, le duc d’Enghien, a été fusillé sur ordre de Bonaparte, alors premier consul. En réalité, dans la droite ligne réconciliatrice de son père le roi Louis-Philippe, le duc d’Aumale s’est intéressé à la personne de l’Empereur et à son histoire, et a réuni représentations, souvenirs historiques, archives et ouvrages dont un grand nombre sont peu connus ou n’ont jamais été montrés au public. Alors que Caroline Murat, sera mise en valeur au Jeu de Paume, le cabinet des livres exposera les souvenirs méconnus et parfois extraordinaires de son illustre frère.

11:00:000

Dans le cadre des « Balades photographiques de l’Oise », festival dédié à la promotion de la photographie dans la région, Chantilly accueille l'exposition Confluences des photographes Peggy Herbeau et Christophe Fillieule, double regard, couleur et noir et blanc, poétique et intemporel, sur l’île de Rhodes. À l'occasion des journées du patrimoine, la photographe Peggy Herbeau vient présenter son travail en compagnie de Chrysanthos Antoniou, co-directeur artistique du Festival European Polyphony, qui tisse depuis de nombreuses années des liens entre Rhodes et Paris. Cette rencontre à deux voix invite le public à explorer les résonances entre photographie, patrimoine et mémoire. À partir de leurs expériences respectives, les deux intervenants échangent autour de la manière dont l'image peut saisir la fragilité des paysages et des vestiges, révéler les traces du temps et interroger notre rapport à l'héritage culturel.

11:00:000

Construites à partir des années 1730 sur des plans de l'architecte Jean Aubert, les maisons des officiers s'intègrent dans le grand plan d'embellissement de Chantilly voulu par le prince Louis-Henri Bourbon Condé. En compagnie d’une conférencière, observez ces maisons alignées entre rue et Pelouse et pénétrez exceptionnellement dans le jardin de l’une d’elles pour admirer et décrypter sa façade.

11:00:000

Un tableau inédit de Titien représentant un Ecce Homo (la représentation du Christ couronné d’épines après la Flagellation) issu d’une collection privée chypriote a permis aux laboratoires APAC de l’Institut chypriote de mener des investigations scientifiques de pointe. Les découvertes qui en résultent éclairent le processus de création de Titien et entrent en résonnance avec celles menées avec l’aide du C2RMF sur la version de l’Ecce Homo de Titien et son atelier au musée Condé. C’est une confrontation stimulante entre ces deux tableaux, alliant analyses stylistique, iconographique et scientifique, qui sera offerte au visiteur. Cet accrochage, situé dans la Galerie de Psyché du château, illustrera comment la science peut se mettre au service de l’art.

11:00:000

Installée à Chantilly en 1893 par Gustave et René Guilleminot, pionniers de la photographie, l'Usine Guilleminot fut la plus grande usine française de fabrication de matériel photographique. Elle employa jusqu’à 250 ouvriers et ouvrières et commercialisa ses produits dans plus de 60 pays à travers le monde pendant un siècle. Venez découvir cette histoire fascinante et les bâtiments de la rue Guilleminot qui marquent encore le paysage cantilien.

11:00:000

Caroline Murat (1782-1839), sœur de Napoléon Ier et reine de Naples dès 1808 aux côtés de son époux Joachim Murat, fut une grande mécène surnommée la « reine des arts ». Passionnée par la baie de Naples et les sites antiques de Pompéi et d’Herculanum, elle constitua une collection remarquable en soutenant des artistes majeurs tels qu’Ingres, Rebell ou Canova. L’exposition présentée au musée Condé du Château de Chantilly reconstitue cette collection grâce à d’importants prêts et à des œuvres récemment réattribuées. Elle met en valeur le goût novateur de Caroline Murat et son rôle essentiel dans le rayonnement artistique de Naples au début du XIXᵉ siècle, invitant le public à un voyage entre Naples et Chantilly. Chantilly, une petite Naples Chantilly est une petite Naples. L’exposition mettra l’accent sur le lien unissant Naples à Chantilly et Caroline Murat à Henri d’Orléans, duc d’Aumale et fondateur du musée Condé. Dernière sœur de la fratrie de Napoléon Ier, Caroline Bonaparte épouse le 20 janvier 1800, le général de brigade de l’armée impériale Joachim Murat, proche de l’empereur. Ensemble, ils ont eu quatre enfants, dont les portraits réalisés par leur professeur Benjamin Rolland témoignent de la proximité du couple Murat avec les artistes reconnus de leur époque. La collection des Murat prend racine dans la France impériale et s’enrichit durant leur règne napolitain. C’est Léopold de Bourbon-Siciles, prince de Salerne, régent à Naples à partir de 1815 au moment de la Restauration, qui reçoit en partage une grande partie de la collection des Murat. Ces œuvres rejoignent finalement, en 1854, la collection du duc d’Aumale, gendre du prince de Salerne. La reine de l’Elysée Si le collectionnisme de Caroline Murat connaît un essor à Naples, ses prémices prennent place en France, dans les résidences parisiennes du couple. Du palais de l’Elysée au château de Neuilly, l’exposition dévoilera l’existence d’un goût précoce pour le mobilier et les décors à l’antique, déjà prégnants dans les salons et cabinets d’études de la reine. Les paysages et vues intérieures de ces demeures rappelleront le raffinement artistique et architectural qui caractérise le mode de vie de Caroline Murat. Napoli ! Régnant à Naples à partir de 1808, le couple Murat s’installe dans le palais royal. Cette demeure d’exception devient alors l’écrin de la collection grandissante de Caroline Murat, mais aussi un lieu où la reine accueille et développe son cercle artistique et intellectuel. Le milieu artistique et intellectuel dans lequel baigne la baie de Naples à l’arrivée du couple des Murat, est empreint d’un néoclassicisme. L’Italie est alors tournée vers son héritage antique, artistique et historique, mais aussi vers les grands noms de la Renaissance. La peinture italienne de l’époque moderne ornait ainsi les murs du palais royal. La décennie de domination française est marquée par l’application d’une politique des arts dans le domaine archéologique. Caroline Murat développe un vif intérêt pour les fouilles archéologiques de Pompéi et d’Herculanum. Plus qu’un goût pour les trésors, c’est une véritable conscience patrimoniale qui semble être née chez la reine. Cette dernière se constitue alors un entourage composé des savants les plus éclairés tels que le comte de Clarac, Aubain-louis Millin, ou encore François Mazois qui entreprend de compiler ses travaux et dessins d’études dans les Ruines de Pompéi dédicacées « à Sa Majesté, la reine des Deux-Siciles ». Genèse d’un « musée de la Reine », les remarquables antiques conservés au musée Condé et présentés à l’occasion de cette exposition sont un témoignage de la passion archéologique de Caroline Murat et du caractère scientifique de sa collection

11:00:000

Les archives municipales conservent la mémoire de la ville. Rarement exposées en raison de leur fragilité, elles sont exceptionnellement présentées à travers une sélection de documents emblématiques de l'histoire locale. Cette présentation vous invite à découvrir ces témoins précieux du passé et les méthodes mises en œuvre pour les préserver et les transmettre aux générations futures.

11:00:000

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