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Un renouveau pour l‘Europe 75 ans subjektive fotografie Saarlandmuseum – Moderne Galerie, Sarrebruck 7 novembre 2026 – 14 fevrier 2027 Il y a 75 ans, le Centre des Métiers d’Art de Sarrebruck inaugurait l’exposition subjektive fotografie (La photographie subjective) le 12 juillet 1951. Sur la base des recherches effectuées en amont par le collectif fotoform, le directeur du département de photographie – Otto Steinert – conçoit une exposition appelée à faire date. Encore aujourd’hui, la subjective fotografie est assimilée à l’avant-garde photographique des années 1950. Les expositions de Steinert sont d’emblée d’envergure internationale et considérées comme le fleuron, voire même l’expression artistique de la Sarre qui, selon les accords de Paris précédant le référendum sur son statut, devient un « État européen ». Ni avant ni après, la Sarre n’a réussi à exercer un impact aussi décisif et durable sur l’histoire de l’art et de la photographie. L’exposition subjektive fotografie ainsi que l’enseignement d’Otto Steinert ont amplement contribué à faire de la photographie un genre artistique à part entière et ce, pas seulement en Allemagne. Réunissant pas moins de 725 œuvres, l’exposition subjektive fotografie, datée de 1951, figure non seulement parmi les expositions phares dans l’histoire de la photographie, mais est aussi suivie de deux autres : subjektive fotografie 2, inaugurée en 1954 et subjektive fotografie 3 en 1958 – année où la Sarre, déjà rattachée politiquement à la République Fédérale d’Allemagne, va l’être désormais économiquement. De 1951 à 1955 l’exposition subjektive fotografie compte parmi les plus notoires au monde. De plus, elle fait de la forme libre son credo, d’où la prédilection affichée par Otto Steinert pour les techniques expérimentales, telles que le photogramme, la pseudo-solarisation, le tirage négatif et le photomontage. L’oscillation du médium photographique entre deux pôles : le document et l’art est aussi ancienne que le médium lui-même. Cependant, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale et de la chute du régime nazi, le fait que la photographie revendique son appartenance à l’art est perçu comme une libération des abus de pouvoir et une réhabilitation de l’avant-garde photographique persécutée. La première exposition subjektive fotografie met à l’honneur les grands mouvements avant-gardistes de l’entre-deux-guerres. Steinert y présente un nombre impressionnant d’œuvres de leurs chefs de file, et notamment des anciens enseignants au Bauhaus, comme László Moholy-Nagy et Herbert Bayer, installés aux États-Unis, ou bien du surréaliste Man Ray qui quitte définitivement les États-Unis et revient en Europe à cette époque. Otto Steinert se tourne vers des collectifs européens parmi lesquels figurent non seulement fotoform dont les objectifs et les relations lui ont servi de point d’appui, mais aussi le Groupe des XV, le Kollegium Schweizer Fotografen, La Bussola (Italie) et Unga (Suède) pour n'en citer que quelques-uns. Quant au comité d'exposition, il est composé de cinq membres : Beaumont Newhall (commissaire à la George Eastman House de Rochester), Man Ray, Daniel Masclet (Paris), Leo Fritz Gruber (Photokina de Cologne) et Franz Roh. Cette ouverture à l’international est également palpable dans la sélection des artistes. Ansel Adams, Henri Cartier-Bresson, Irving Penn, Brassaï, Robert Doisneau, Fritz Brill, Werner Bischof, Lotte Jacobi, et Helmut Gernsheim et Herbert List jouissent déjà d’une renommée mondiale. Dans le cadre de notre projet d'exposition, commémorant le 75e anniversaire de la subjektive fotografie, nous défendons l’idée que l’exposition de 1951 jouissait d’une aura plus française, plus humaniste, et certainement aussi plus détendue et donc moins formaliste que ne le laissent entendre les livres illustrés, publiés par la suite. Cette thèse est corroborée par plusieurs articles de presse et confirmée par la reconstitution de certaines compilations d'images historiques. Une autre section de l’exposition est consacrée aux élèves d'Otto Steinert, qui ont fréquenté le Centre des Métiers d’Art et participé aux expositions subjektive fotografie de 1951 et de 1954 (1958). Parmi ceux-ci figurent en 1951 : Edith Buch, Monika Dietz, Joachim Lischke, Helga Merfels, Erwin Ohnesorg et Romain Urhausen ; en 1954 : Monika von Boch, Wolfgang Haut, Hanne Garthe, Kilian Breier, Gilbert Champenois et Helga Schmidt, et en 1958 : Harald Boockmann et Detlef Orlopp.

sam. 7 nov. → dim. 14 févr.

La DRAC Grand Est a initié, avec ses partenaires de la Moderne Galerie, du consulat général de France à Sarrebruck, le photographe Jean-Michel André et son producteur l’Institut pour la photographie de Lille, un projet d’accrochage de l’exposition de Chambre 207 à Sarrebruck (24 avril–8 août 2027). Récompensée par le prix Nadar 2024 et présentée aux Rencontres d’Arles 2025, cette exposition retrace le parcours mémoriel de l’artiste autour de la redécouverte de son enfance, marquée par l’assassinat de son père, alors consul général de France à Sarrebruck, sur la route des vacances à Arles en 1983. Ce projet est labellisé "Bicentenaire de la Photographie" par le ministère de la Culture.

sam. 1 mai

La famille transfrontalière Une typologie sensible du citoyen transfrontalier du XXIe siècle Ce projet marque une nouvelle étape de La Ligne Claire – Die Helle Linie, en déplaçant le regard de l’infrastructure vers l’intime. Après avoir exploré l’architecture, les flux et les paysages fluviaux, cette quatrième édition s’intéresse à la famille transfrontalière, une réalité centrale du territoire Saar-Moselle. À travers le portrait, il s’agit de rendre visibles ces vies souvent discrètes mais profondément révélatrices d’une Europe vécue au quotidien : couples binationaux, enfants entre deux systèmes, travailleurs frontaliers. Le projet propose ainsi une typologie sensible du citoyen transfrontalier, à la croisée du documentaire et de l’artistique. Inscrit dans une dynamique de coopération entre la Moselle et la Sarre, ce travail dépasse la simple création photographique. Il participe à construire une mémoire visuelle commune, à valoriser la dimension humaine du territoire, et à ouvrir un espace de dialogue entre habitants, artistes et institutions. Après les structures et les circulations, il s’agit désormais de donner un visage à celles et ceux qui habitent et façonnent ces lignes de frontière.

mar. 1 sept. → dim. 1 août1

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